Syrie : Alain Juppé réclame le départ de Bachar al-Assad |
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Publié le Jeudi 15 Décembre 2011 à 17:40 |
AFP - Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a dénoncé jeudi à Tripoli les "crimes contre l'humanité quotidiens" commis en Syrie par le régime de Bachar al-Assad et réclamé le départ du président syrien, après neuf mois de violences dans ce pays.
"Près de 5.000 morts, trois millions de Syriens affectés par la répression sanglante, d'innombrables exactions et crimes contre l'humanité quotidiens: combien de victimes faudra-t-il encore pour que le monde comprenne que Bachar al-Assad doit partir?", a lancé M. Juppé devant des centaines d'étudiants de l'université de Tripoli, où il effectuait une visite.
"Depuis neuf mois, le peuple syrien crie avec courage son aspiration à la liberté. Depuis neuf mois, Bachar al-Assad reste sourd à ces revendications légitimes, refuse les réformes et n'apporte aux manifestants pacifiques que la torture, les massacres et la barbarie en guise de réponse. Face à cette fuite en avant sauvage et meurtrière, la communauté internationale ne peut pas et ne doit pas rester silencieuse", a ajouté M. Juppé.
En août, la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne avaient appelé dans une déclaration commune M. al-Assad à quitter le pouvoir, dans la foulée d'un appel dans le même sens des Etats-Unis et de l'Union européenne.
"Tôt ou tard, le Conseil de sécurité (de l'ONU) devra aussi se prononcer. J'ai dit que son silence était un scandale", a poursuivi M. Juppé.
En octobre, un double veto russo-chinois avait torpillé un projet de résolution visant à condamner la répression en Syrie.
M. Juppé a expliqué que la France n'avait pas encore reconnu le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majorité des courants de l'opposition syrienne, notamment parce que "le risque de guerre civile est très élevé".
"Le CNS n'est pas encore suffisamment organisé, pas suffisamment représentatif des différentes sensibilités syriennes", a-t-il aussi jugé, mais "dès que les conditions seront réunies, nous serons disposés à le reconnaître plus officiellement".
La contestation contre le régime de Bachar al-Assad entre jeudi dans son dixième mois et les violences sans répit suscitent les plus vives inquiétudes de la communauté internationale.
"Cela ne peut plus durer", a prévenu mercredi le chef de l'ONU Ban Ki-moon, en estimant qu'il était "temps" que la communauté internationale agisse.
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Commentaires
Ecrit par Fan-Club 18-12-2011 10:28
Israël pense la même chose de l’Iran actuel. Le discours iranien anti-israélien & anti-américain n’est qu’une rhétorique pour que le pouvoir se maintienne. La preuve : personne n’a tenté d’attaquer Israël depuis plus de 30 ans. Israël lui, trouve son compte dans tout cela car il a convaincu les Arabes que la vraie menace dans la région n’est pas Israël, mais l’Iran.
Tout cela peut changer demain si les Islamistes prennent le pouvoir... Israël se tient coi!
Ecrit par hammadi 16-12-2011 10:55
Ecrit par Ben Whirlpool 15-12-2011 23:03
Ecrit par alfalfa 15-12-2011 19:38