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Mercredi 22 Février 2017         

Sceptique sur l’ingérence russe, Trump rencontrera les chefs de renseignements US

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Publié le Vendredi 06 Janvier 2017 à 10:31
James ClapperAFP - Le président élu Donald Trump doit rencontrer vendredi les patrons des services de renseignements américains, James Clapper, chef du renseignement, et les chefs de la CIA et du FBI dans un climat tendu par son scepticisme concernant leurs découvertes sur une ingérence russe « aux multiples facettes » dans la récente campagne présidentielle aux États-Unis. Le milliardaire, qui va s'installer à la Maison-Blanche le 20 janvier, a rendez-vous avec James Clapper, chef du renseignement américain, et les chefs de la CIA, John Brennan, et du FBI, James Comey. Au programme : la présentation du rapport réclamé par le président sortant Barack Obama sur les interférences commises, selon ces services, par la Russie dans le processus électoral américain. Moscou rejette catégoriquement ces accusations.

Le rapport, qui doit être remis au Congrès dans les prochains jours, a été présenté au président américain jeudi après-midi. Dans une audition très attendue devant le Sénat américain jeudi matin, James Clapper et le chef de l'Agence de sécurité nationale (NSA), l'amiral Michael Rogers, en ont donné un léger avant-goût. Mais ils n'ont pas fourni de nouveaux éléments susceptibles de prouver une implication russe, James Clapper soulignant ne pouvoir en révéler davantage avant la présentation du rapport à Barack Obama. Ils ont néanmoins maintenu leurs accusations contre Moscou.

Des responsables américains familiers du rapport ont indiqué à CNN que les intermédiaires ayant remis à WikiLeaks les e-mails qui auraient été piratés par les Russes avaient été identifiés. Par ailleurs, d'après le Washington Post, des communications entre hauts responsables russes célébrant la victoire de Donald Trump ont été interceptées. La Maison-Blanche a déjà sévi avec des sanctions la semaine dernière, notamment l'expulsion de 35 diplomates russes. Et elle a prévenu que d'autres représailles suivraient. « Les Russes ont une longue expérience dans l'ingérence électorale, qu'il s'agisse des leurs ou de celles des autres », a déclaré James Clapper. « Mais nous n'avions jamais vu une campagne aussi directe pour interférer dans le processus électoral ».

Et la Russie ne s'est pas contentée d'orchestrer le piratage du Parti démocrate et la diffusion de ses e-mails, a-t-il affirmé. Ce « piratage n'était qu'une part » de cette campagne qui comprenait aussi « de la propagande classique, de la désinformation et de fausses nouvelles ». Le secrétaire d'État John Kerry a indiqué dans l'après-midi que Barack Obama et lui-même avaient « personnellement » et directement interpellé la Russie concernant ses interférences, mais sans révéler publiquement la teneur de leur avertissement pour ne pas peser sur le scrutin de novembre. James Clapper, qui va prendre sa retraite et n'aura donc pas affaire au nouveau président, a critiqué en termes voilés les propos de Donald Trump mettant en doute le diagnostic de ses services sur l'implication de Moscou. « Il y a une différence entre sain scepticisme et médisance », a-t-il souligné.

Une heure avant le début de l'audition au Sénat, le président élu a tenté d'arrondir les angles, accusant les médias de déformer ses déclarations: « Les médias mentent pour faire croire que je suis contre le renseignement, alors qu'en fait je suis un grand fan », a-t-il tweeté. James Clapper a rétorqué qu'il était, lui, « un grand fan des sanctions contre les Russes ». Dans un entretien à une chaîne de télévision de Chicago, sa ville d'adoption, Barack Obama a évoqué, jeudi, son « espoir que lorsque le président élu aura été informé et aura été en mesure d'examiner les documents, pendant que son équipe est mise en place et qu'elle constate le professionnalisme et l'efficacité de ces agences, une partie de ces tensions se dissiperont ».

Le scepticisme de Donald Trump sur les agences de renseignements l'a également mis en porte-à-faux avec les élus républicains au Congrès. Le sénateur John McCain, qui avait qualifié les ingérences russes « d'actes de guerre », a dit n'avoir « aucun doute » sur le fait que James Clapper a piloté cette enquête « avec la même intégrité et le même professionnalisme » qu'il a montrés pendant sa longue carrière. Sean Spicer, un porte-parole de Donald Trump, a démenti jeudi qu'il envisageait une refonte des services de renseignements, afin notamment de réduire les pouvoirs du directeur national du renseignement: « Ces informations sont fausses. » En début de soirée, plusieurs médias ont rapporté que l'ancien sénateur de l'Indiana Dan Coats avait été choisi pour succéder à James Clapper. À 73 ans, il est interdit de séjour en Russie depuis 2014, en représailles aux sanctions américaines après l'invasion de la Crimée.

 

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