Erdogan qualifie la loi votée par le sénat français de "raciste" |
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Publié le Mardi 24 Janvier 2012 à 09:48 |
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Dernière mise à jour, le Mardi 24 Janvier 2012 14:47 |
Reuters & AFP- "La proposition (de loi) adoptée en France est ouvertement discriminatoire et raciste", a-t-il dit au Parlement devant ses députés du Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste).
M. Erdogan a affirmé que cette loi est "entièrement nulle et non avenue" pour la Turquie et assuré que son pays imposera "étape par étape" les sanctions qu'elle a prévues contre la France, "sans nulle façon de faire marche arrière".
"Nous allons annoncer notre plan d'action en fonction des développements sur ce dossier", a-t-il prévenu, affirmant que la "Turquie est encore dans une période de patience".
Le président français, qui a voulu ce texte de loi, provoquant une grave crise entre Ankara et Paris, a en principe 15 jours pour le promulguer.
M. Erdogan a utilisé un ton plus modéré qu'attendu dans son discours et émis l'espoir que la France "réparera son erreur", s'en prenant surtout aux ambitions de Nicolas Sarkozy à l'orée des présidentielles de mai pour séduire l'électorat d'origine arménienne, et non à la France en général, alliée d'Ankara au sein de l'Otan et partenaire stratégique commercial et politique.
Il a ainsi précisé que son gouvernement s'efforçait d'obtenir que des sénateurs français saisissent le Conseil constitutionnel pour obtenir l'annulation du texte de loi.
Pour l'instant, l'ambassadeur de Turquie restera à son poste à Paris mais Ankara, qui l'avait brièvement rappelé après un premier vote des députés français, le 22 décembre, envisage cette fois de le rappeler sine die et de réduire son niveau de représentation en France lorsque le texte prendra force de loi, souligne-t-on de source informée.
La Turquie avait vivement condamné lundi l'adoption par le Sénat français d'une proposition de loi pénalisant la négation des génocides, notamment celui des Arméniens en 1915 par les Turcs, brandissant la menace d'une "rupture totale" des relations diplomatiques.
"La Turquie est déterminée à prendre toutes les mesures nécessaires contre cette mesure injuste", indique le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué, dénonçant un acte "irresponsable".
Le chef de la diplomatie française a appelé ce mardi matin «nos amis turcs» «au sang froid».
«La Turquie est un grand pays, une grande puissance économique, une grande puissance politique, nous avons besoin d'avoir de bonnes relations avec elle», a ajouté le ministre des Affaires étrangères sur Canal +.
Quelques heures seulement après l'adoption par le Sénat français de la proposition de loi, Ankara, qui ne reconnaît pas l'existence du génocide arménien, a également menacé de réduire sa présence diplomatique en France.
"Quand je parle de rupture totale des relations diplomatiques, cela comprend mon départ définitif", a déclaré l'ambassadeur de Turquie en France, Tahsin Burcuoglu, à la presse.
"On peut aussi s'attendre à ce que les relations diplomatiques se passent désormais au niveau des chargés d'affaires et non plus au niveau des ambassadeurs."
Selon la convention de Vienne sur les relations diplomatiques, le chargé d'affaire correspond à la dernière classe de la mission diplomatique.
Le Sénat français a validé lundi par 127 voix contre 86 le texte que l'Assemblée avait déjà adopté le 22 décembre par un vote à main levée, majorité et opposition y étant largement favorables.
La proposition de loi prévoit de punir d'un an d'emprisonnement, d'une amende de 45.000 euros ou des deux à la fois la négation d'un génocide que le Parlement français avait reconnu par une loi adoptée en 2001.
La Turquie voit dans cet empressement un geste en direction des quelque 500.000 Français d'origine arménienne à l'approche des échéances électorales du printemps.
Le gouvernement arménien s'est pour sa part réjoui du vote français.
"Ce jour restera gravé en lettres d'or non seulement dans l'histoire de l'amitié entre les peuples arménien et français, mais aussi dans les annales de l'histoire de la protection des droits de l'homme dans le monde, et confortera les mécanismes existant de prévention des crimes contre l'humanité", a indiqué le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, dans un communiqué.
Pour Erevan, le vote de l'assemblée du Palais du Luxembourg, après celui du Palais-Bourbon, est "la poursuite logique" de la loi reconnaissant le génocide arménien adoptée par la France en 2001.
"La France a réaffirmé son rôle pivot de défenseur authentique des valeurs universelles de l'humanité", ajoute le chef de la diplomatie arménienne.
Lors de l'adoption du texte à l'Assemblée nationale, la Turquie avait rappelé son ambassadeur à Paris et annulé toutes les rencontres politiques, économiques et militaires prévues avec la France ainsi que l'autorisation accordée aux avions de chasse et aux bâtiments de l'armée française d'atterrir ou d'accoster en Turquie.
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Commentaires
Ecrit par Ben Whirlpool 25-01-2012 20:54
En France, c'est aussi la tactique de certaines petites frappes venues d'ailleurs lorsqu'elles se font prendre la main dans le sac (de cannabis).
Cher MD, si M. Erdogan faisait cela, cela pourrait inciter les historiens à se pencher sur le passé colonial de l'empire ottoman, infiniment plus impitoyable et sanglant !
La Turquie doit évacuer Chypre occupée.
Ecrit par MD 24-01-2012 21:26
L'attitude turque est un peux inquietante.
Ecrit par alfalfa 24-01-2012 17:48
Ecrit par Citoyen 24-01-2012 15:24
SARKO ou..la fin justifie les moyens