La Ligue arabe déclare son soutien à l'opposition syrienne |
|
|
|
Publié le Lundi 13 Février 2012 à 10:40 |
AFP - La Ligue arabe va fournir un soutien politique et matériel à l’opposition syrienne et demander au Conseil de sécurité la formation d’une force conjointe ONU-Arabes pour mettre fin aux violences en Syrie, les militants dénonçant une grave crise humanitaire à Homs.
L’organisation panarabe va «ouvrir des canaux de communication avec l’opposition syrienne et lui fournir toutes les formes de soutien politique et matériel», d’après le communiqué final d’une réunion des ministres arabes des Affaires étrangères dimanche au Caire.
Dans le même temps, elle «met fin à la mission» de ses observateurs en Syrie, dont le chef controversé, le général soudanais Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi, avait annoncé quelques heures auparavant sa démission.
En revanche, la Ligue va «demander au Conseil de sécurité d’adopter une résolution pour la formation d’une force de maintien de la paix arabo-onusienne conjointe pour superviser l’application du cessez-le-feu», selon ce texte.
L’organisation panarabe appelle en outre ses membres à rompre leurs relations diplomatiques avec la Syrie.
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a indiqué dimanche à son homologue de la Ligue arabe Nabil al-Arabi qu’il reviendra au Conseil de sécurité de statuer sur les décisions prises par les ministres arabes au Caire.
Le Liban a exprimé des réserves sur l’ensemble du communiqué, l’Algérie sur deux articles, dont celui appelant à former une force arabo-onusienne.
Damas a, sans surprise, refusé «catégoriquement» ces décisions, après avoir, avant même le début des réunions, accusé les pays arabes d’être à la solde de l’Occident: «Il n’y aura probablement pas de surprise car les ordres ont déjà été transmis», a écrit le quotidien gouvernemental As-Saoura.
Le chef du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l’opposition, a déclaré sur Al-Jazira voir dans ces décisions «les premiers pas» vers la chute du régime.
Burhan Ghalioun a qualifié ces décisions de «plus dures que les précédentes», estimant qu’elles allaient faire «regretter au régime syrien d’avoir rejeté les précédentes».
Sur le terrain, au moins 39 civils, ont été tués dimanche, notamment à Homs (centre), a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Par ailleurs huit soldats ont été tués dans des affrontements avec des déserteurs à Hama (centre).
Soumise à un pilonnage incessant depuis une dizaine de jours, Homs, la «capitale de la révolution», où plus de 500 personnes ont été tuées depuis le 4 février selon les militants, connaît désormais une crise alimentaire.
|
Commentaires
Ecrit par Algérienne 14-02-2012 14:04
Ecrit par Bout du Nez 13-02-2012 23:11