Hollande se prononce sur l’enjeu pour les islamistes en Tunisie |
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Publié le Vendredi 18 Mai 2012 à 10:34 |
Dans un entretien avec le site slate.fr, François Hollande, nouveau président de la France s’est exprimé sur les régimes islamistes notamment en Tunisie et en Egypte.
En réponse à la question de savoir : Sur l’Afrique et le Moyen-Orient, partagez-vous la position d’Alain Juppé d’une extrême fermeté vis-à-vis des islamistes avec lesquels on peut parler, à condition que certaines lignes rouges ne soient pas franchies : respect des droits fondamentaux, respect du choix libre des électeurs, acceptation de l'alternance au pouvoir ?
François Hollande a souligné : La France ne doit pas changer de principes en fonction des circonstances ou des situations. Ceux qui valaient au moment des printemps arabes, quand les régimes empêchaient l’avènement de la démocratie, doivent être évoqués avec les pouvoirs sortis des urnes dans ces mêmes pays, notamment en Tunisie et en Egypte. Le bon fonctionnement de la démocratie, l’égalité hommes-femmes ou la place respective de la société et de l’Etat doivent être rappelés autant que nécessaire.
L’enjeu est de savoir si des partis qui se réclament de l'islam peuvent rentrer dans un processus démocratique de long terme. C’est pourquoi la réussite de cette transition est très importante. Les Tunisiens en ont fait la démonstration, même si nous voyons bien que des menaces existent.
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Commentaires
Ecrit par Ben Whirlpool 18-05-2012 20:09
C'est d'abord envers les français qu'il est responsable: qu'il commence par bâtir une politique étrangère au bénéfice de la France, et on verra après pour sauver le monde.
Il est illusoire pour un pays de prétendre à être "éthique" jusque dans sa politique étrangère: tous les pays ne gèrent celle-ci qu'en fonction de leurs intérêt et c'est normal.
Bien plus, en ce qui concerne la Tunisie, les islamistes ont obtenu la majorité via des élections dont je n'ai pas entendu contester la légalité. Que M. Hollande songe seulement que 40% des tunisiens qui vivent en France ont apporté leurs suffrages au nadahouis !
A quel titre refuserait-il de discuter avec un gouvernement arrivé légitimement au pouvoir ?
Après tout, si les tunisiens et autres musulmans veulent vivre dans l'ombre de la charia, n'est-ce pas leur affaire ? J'aimerai surtout que M. Hollande évite qu'en France se multiplient les comportements obscurantistes, avant de prétendre donner des leçons au monde entier...