Génocide arménien : La Turquie rappelle son ambassadeur en France |
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Publié le Vendredi 23 Décembre 2011 à 09:22 |
AFP - Si l'Arménie a remercié la France, la Turquie a décidé de sanctionner la France après le vote d'une loi pénalisant la négation des génocides...
La Turquie a rappelé son ambassadeur en France, jeudi, après que les députés français ont voté jeudi une proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien de 1915. Le texte a été approuvé à main levée par une très large majorité de la cinquantaine de députés présents, une demi-douzaine votant contre, alors que plusieurs milliers de manifestants dénonçaient cette législation aux abords de l'Assemblée nationale.
Il a provoqué une grave crise entre la France et la Turquie, dont les relations vont se brouiller pour une durée indéterminée, comme n'a pas tardé à le démontrer le Premier ministre turc en annulant toutes les rencontres politiques, économiques et militaires prévues avec la France.
L'Arménie a de son côté remercié la France pour l'adoption du texte réprimant la négation de génocide. En France, le candidat socialiste à la présidentielle a dénoncé cette loi. François Hollande a parlé d'une «opération électorale» de Nicolas Sarkozy.
La Turquie fait des «menaces en l'air»
La proposition de loi punit d'un an de prison et de 45.000 euros d'amende la négation d'un génocide reconnu par la loi, comme l'est depuis 2001 en France le génocide arménien de 1915 qui a fait 1,5 million de morts, selon les Arméniens. La Turquie reconnaît que jusqu'à 500.000 Arméniens sont morts pendant des combats et leur déportation, mais non par une volonté d'extermination.
Ankara a multiplié les pressions pour empêcher un examen du texte par le Parlement français, promis une expulsion de son l'ambassadeur français, l'exclusion des industriels français de marchés turcs et le gel de la coopération culturelle entre les deux pays. «Je vais annoncer (jeudi) ce que nous ferons en premier et nous annoncerons quel type de sanctions nous prendrons dans un deuxième et troisième temps», avait déclaré mercredi soir le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.
«Ce sont des menaces en l'air et je crois qu'il faudrait que nous revenions à un dialogue beaucoup plus apaisé parce que cela ne sert à rien d'exacerber les haines de part et d'autre», a rétorqué jeudi avant le vote des députés le ministre français aux Affaires européennes, Jean Leonetti. A la question de savoir s'il jugeait ces représailles sérieuses, il a répondu: «Non». Liée par des engagements internationaux au sein de l'Union européenne et de l'Organisation mondiale du commerce, la Turquie «ne peut pas discriminer pour des raisons politiques un pays ou un autre», a précisé le ministre.
Passage au Sénat pas avant plusieurs mois
Si la majorité des députés de droite et de gauche ont apporté lors du débat leur soutien à la proposition de la loi, plusieurs voix dissonantes se sont fait entendre, y compris au sein du gouvernement. Le ministre français de la Défense Gérard Longuet a ainsi jugé que «les députés (n'étaient) pas nécessairement les meilleurs historiens», tandis que son collègue de la Culture, Frédéric Mitterrand, déclarait qu'il n'était «pas très chaud sur les lois mémorielles». Le chef de la diplomatie, Alain Juppé, est lui resté silencieux.
Pour entrer en vigueur, la proposition de loi devra cependant aussi être adoptée par le Sénat, ce qui pourrait prendre plusieurs mois.
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Commentaires
Ecrit par Tounsi2 23-12-2011 18:21
Et pourquoi la France s'acharne-t-elle sur un évènement d'il y a un siècle qui ne sert qu'à empoisonner l'atmosphère et va contre l'intérêt des deux pays? d'autant plus la France a plus besoin de la Turquie ( 17em puissance économique mondiale à cheval sur deux continents)que l'inverse!
Ecrit par SDF 23-12-2011 14:05
Quand les promesses de lendemains qui chantent ne marchent plus, il suffit de trouver des boucs émissaires basanés qui font peur et de taper dessus. Et hop, on fait le plein de voix!
Le fn l'a bien compris depuis longtemps...