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Samedi 21 Octobre 2017         

Egypte : Azmi Bishara évoque le putsch, la contrerévolution et la haine

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Publié le Lundi 19 Août 2013 à 11:35
Azmi BisharaRéagissant aux événements qui secouent l’Egypte, Azmi Bishara, analyste politique et écrivain arabe, d’origine palestinienne, livre sa réflexion sur sa page facebook autour d’un certain nombre de points :

"1-Le discours politique, soutenant le putsch, son ton incitatif et éradicateur, sa négation de l’autre, et sa banalisation sans précédent de la mort est pire que le discours de l’époque de Moubarak.

2-La contrerévolution porte un discours pire que la situation antérieure à la révolution, car elle est mobilisatrice, incitative et vindicative.

3-Celui qui planifie pour extirper un million de personnes sous l’accusation de terrorisme, doutera nécessairement de dix millions, celui qui doute de dix millions, doit contrôler cent millions, le résultat est le musèlement et le despotisme.

4-Il y a celui qui soutient le meurtre, la répression et l’extermination, mais discute des détails. Celui-ci ne sera pas convaincu par l’argument, car son but n’est pas la vérité mais la justification du meurtre.

5-On ne discute pas de mensonges, de faits et de vérités, avec celui qui considère que la fin justifie les moyens. Le mensonge est pour lui le moyen le plus facile au service de la fin. Sa finalité est son unique vérité.

6-Celui qui considère des actes vils comme le fait d’incendier les églises et autres comme un complot pour salir son image, doit combattre ce type d’actes comme si c’était un complot qu’il soit perpétré par des infiltrés ou des extrémistes (les extrémistes racistes ne manquent pas dans nos sociétés et il n’est pas autorisé d’éviter de les combattre), même dans des conditions de contrerévolution, ils sont partie intégrante de la contrerévolution, au niveau de la parole et des actes".

La haine est sourde et aveugle
Azmi Bishara dit dans un autre poste que "la haine est souvent prolixe, mais elle est sourde et aveugle. Elle est stupide, ferme les esprits et cadenasse les cœurs. La haine ne construit pas à  la coexistence. Que la perfection, le soit dans l’industrie de la haine suscite le regret et l’étonnement, car nous avons tant attendu que les Arabes maîtrisent une industrie donnée. L’industrie de la haine construit au crime, car la haine confère au crime une légitimité aveugle".  

Laïcité, Libéralisme et Démocratie
Au sujet de la laïcité, il écrit :

"1-La laïcité est la condition du libéralisme. Si la définition de la laïcité était, à minima, l’impartialité de l’Etat par rapport au fait religieux. Et si on entend par libéralisme, une position intellectuelle politique mettant les libertés civiles et politiques au centre de ses intérêts et en tête de son ordre du jour.

2- Il y a tout naturellement des laïcs libéraux. Mais, tout laïc n’est pas libéral. Il y a des laïcs qui ne comprennent pas le sens du mot, il existe des laïcs hostiles à la démocratie et au libéralisme en Occident et en Orient ; les régimes fascistes et communistes en sont l’exemple, ainsi que les dictatures militaires dans nos pays.

3- Si les mouvements religieux se transforment en mouvements populaires, idéologiques et totalitaires, s’inspirant des mouvements totalitaires laïcs, le fascisme religieux devient possible.

4-Le libéralisme économique qui place la propriété privée et les lois du marché au dessus de tout n’est pas forcément un libéralisme politique, et ne pousse pas forcément en direction des libertés civiles. A plusieurs étapes historiques, le fascisme politique s’allie avec la répression des libertés, si c’est nécessaire, en vue de garantir les intérêts des classes supérieures. On ne parle pas le cas échéant de libéralisme, mais de fascisme régi par les lois du marché et la propriété privée.  

5 – Dans l’histoire, il existe un libéralisme politique non-démocratique, c'est-à-dire qui ne croit pas à la participation du peuple et du pouvoir de la majorité.

6-Dans l’histoire, il y a des cas de démocraties non-libérales, qui croient qu’il est de droit du pouvoir des représentants de la majorité politique de réprimer les libertés.

7- A notre époque, il n’est pas possible de parler de libéralisme non-démocratique (c’est-à-dire sans la participation du peuple dans la prise de décision), ni de démocratie sans libéralisme (c'est-à-dire sans la protection des libertés civiles et politiques).

8- Le plus grand défi de la démocratie contemporaine notamment dans les pays du tiers monde est d’associer le libéralisme politique, la démocratie et la justice sociale".
Gnet


 

Commentaires 

 
0 #1 c'est un espion
Ecrit par AMINE ZAGHBNIFE     17-12-2014 16:45
azmi bishara est sionniste palestinien,il a joué le role qui lui a été confié par israel d'espion pour le compte de l'iran
en fuite mais comme nous nageons au gré des vagues on n'analyse les faits.comment se fait qu'un espion poursuivi par israel puisse t-i vivre au qatar l'allié d'israel et il se voit svp se confié le charge d'un institut ou d'une accademie de changement changement ou au qatar ou chez les autres pays arabes.comprend qui veut comprendre.
 
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