Assad dit qu'il n'est pour rien dans les violences commises par ses forces |
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Publié le Mercredi 07 Décembre 2011 à 09:23 |
AFP - Le président syrien Bachar al-Assad a assuré qu'il n'était pas responsable des violences commises par ses forces, accusées par l'ONU d'être à l'origine d'une répression politique qui a fait plus de 4.000 morts depuis neuf mois, a rapporté mardi un journaliste américain.
M. Assad a accordé un entretien exceptionnel à la chaîne de télévision américaine ABC News, qui doit le diffuser mercredi. La chaîne n'a pas révélé la teneur de l'entretien, mais un journaliste d'ABC a cité un extrait des propos de M. Assad lors d'un point de presse au département d'Etat.
Selon lui, interrogé sur la répression, M. Assad a déclaré: Je suis président. Je ne suis pas propriétaire du pays. Ce ne sont pas mes forces.
Il y a une différence entre une répression politique délibérée et quelques erreurs commises par certains responsables. Il y a une grande différence, a ajouté le président syrien.
En réaction, le porte-parole du département d'Etat, Mark Toner, a estimé que M. Assad, que Washington appelle à quitter le pouvoir, avait eu moult occasions de mettre fin à la violence.
Je trouve ridicule qu'il tente de s'abriter derrière je ne sais quel jeu de bonneteau et ose affirmer qu'il n'exerce pas d'autorité dans son pays, a déclaré M. Toner.
Il ne fait rien d'autre que réprimer un mouvement d'opposition pacifique de la manière la plus brutale qui soit, a-t-il ajouté.
ABC a annoncé mardi que sa journaliste vedette Barbara Walters, 82 ans, avait été reçue à Damas par le président syrien. La chaîne doit diffuser l'entretien sur son site internet mercredi à partir de 11H00 GMT puis sous forme d'extraits à partir de 12H00 GMT dans ses journaux télévisés.
Le régime syrien s'est dit lundi prêt à accepter sous conditions la venue d'observateurs de la Ligue arabe pour rendre compte de la situation sur place.
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Commentaires
Ecrit par hammadi 08-12-2011 10:59
Ecrit par Ben Whirlpool 07-12-2011 21:20
Lui, il n'a rien demandé, il irait bien élever des chèvres dans le Larzac (en attendant que le Golan soit récupéré), mais c'est l'armée qui tient absolument à lui conserver le joli fromage qu'il a hérité de papa Hafez...
Beurk, même pas capable d'assumer ses violences: aurait-il peur ?
Pourtant, on sait d'avance qui va finir par en prendre plein dans la tête, commme chaque fois que la "rue arabe" s'agite: ce sont les minorités.
Ecrit par alfalfa 07-12-2011 18:57