Algérie, les critiques d’Ouhayia envers Erdogan suscitent la polémique |
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Publié le Lundi 09 Janvier 2012 à 11:16 |
Le Président du mouvement algérien de la société pour la paix a qualifié les critiques adressées par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, à la Turquie de "dangereuses", soulignant que les propos d’Ouyahia n’engagent que lui en tant que SG du RND. "Il a exprimé le point de vue de son parti, et non la position de l’Etat algérien", a-t-il estimé, selon le journal algérien elkhabar, dans son édition de ce lundi.
Abou Jarra Soltani a qualifié les déclarations d’Ouyahia contre le chef du gouvernement turc, Recep Tayyip Erdogan, lorsqu’il a demandé à Ankara "de cesser de faire du sang des Algériens un fonds de commerce", de "dangereuses". "Elles auront des répercussions dans l’avenir", a-t-il prévenu.
Il a déclaré lors d’une conférence de presse tenue hier à Alger que "les déclarations d’Ouhyahia n’engagent que lui, et son parti, le RND, et n’engagent pas le gouvernement algérien".
"Les positions de la politique étrangère de l’Etat algérien sont décidées, conformément à la constitution, par le président de la République, et ne relèvent ni des prérogatives du Premier ministre, ni de celles du ministre des Affaires étrangères", a-t-il encore souligné. Il a, par ailleurs, estimé que "si la position exprimée par Ouhayia correspond à la position officielle de l’Etat algérien, ce serait un fait grave qui aura une suite". Soltani a placé les déclarations d’Ouyahia dans un contexte servant la position française, dans le cadre de sa polémique avec la Turquie sur le génocide des Turcs et des Arméniens.
Et d’ajouter : "avec ces déclarations, Ouyahia veut dire à la France merci, merci d’avoir tué les Algériens, merci d’avoir anéanti 5 millions d’Algériens. Et si les Turcs n’avaient pas voté pour l’Algérie aux Nations-Unies pendant la révolution, la Grande-Bretagne, l’Amérique, la Belgique et d’autres Etats n’ont pas voté pour nous, non plus".
Selon Soltani, "si les propos d’Erdogan sur le génocide des Algériens constituent un fonds de commerce avec leur sang, alors nous serions en train de faire du Sahara occidental un fonds de commerce, lorsque nous parlons des droits des Sahranouis".
"Il aurait fallu remercier ceux qui défendent les positions algériennes et non le contraire", a-t-il dit.
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Commentaires
Ecrit par mektoubi49 13-01-2012 01:19
Ecrit par mektoubi49 12-01-2012 23:27
Par contre en tant que musulman soufi j'ai une identité commune avec les turcs.(Jalal Eddine Rumi et les derwichs tourneurs)
Des vestiges de notre Prophète sont déposés en Turquie.
SANS OUBLIER LA BAKLAWA,LA SAMSA,LE CAFE ETC...
En tant que musulman j'aurai préféré que les Lieux Saints de notre islam demeurassent aux mains des Othomans et non dans ceux des fétides ,hypocrites et salafistes séoudiens.
Pour le communautarisme vous parlez à un algérien ayant vécu 52 ans à Genève.épousé une protestante,participé aux rencontres inter-religieuses présidées par le Pasteur Henry Babel et rencontré dans ce cadre le chef religiueux des tibétains le Dalaï Lama etc...
Enfin en ces temps difficiles pour les algériens la Turquie ne demandent pas de visas contrairement aux autres pays arabes.Quant à la France n'ejnm parlons pas,ayant foulé du pied les accords d'Evian assurant la libre circulation.
Oui je sais vous allez me dire l'Europe a exigé celà.Eh bien non!la Suisse que je connais très bien a obtenu l'Espace Schengen sans trahir ses engagements passés.
Ecrit par Algérienne 11-01-2012 13:01
Pour mémoire, ce sont les notables algérois qui ont fait appel à Aroudj Barberousse pour sauver leur ville des Espagnols, lesquels avaient déjà pris Oran et Bougie et tenaient depuis six ans Alger sous la menace de sa garnison installée sur le Pénon face à la Casbah. Arroudj fit le job comme disent les Américains, puis avec Kheireddine fit régner sur les villes de la côte algérienne la dure loi d'airain de la Sublime Porte telle qu'elle s'exerçait dans tout l'empire ottoman, les têtes coupées n'étant pas réservées aux seuls Algériens.
Re-pour mémoire: le génocide arménien a été mené à l'instigation des donmehs qui se trouvaient à tous les postes de commande de l'armée ottomane, vrais juifs faussement convertis à l'Islam chassés d'Espagne par les Rois catholiques et trop heureux de solder leurs comptes avec les chrétiens. Quelques années plus tard, ce devait être le tour des russes passés sous la coupe du parti judéobolchévique lequel s'en donna à coeur joie contre les prêtres orthodoxes et institua l'athéisme obligatoire pour déraciner le christianisme de la Sainte Russie car il fallait bien venger les pogroms.
Ecrit par alfalfa 10-01-2012 22:28
Ecrit par Ben Whirlpool 10-01-2012 21:19
Les Turcs avaient institué un apartheid en Algérie. Au sommet de la hiérarchie sociale se trouvaient les janissaires ottomans, puis les Koulouglis ( issus des mariages entre les turcs et les algériennes) les Chrétiens, les Juifs puis au bas de l’échelle pataugeaient les algériens de souche.
A la tombée de la nuit, les autochtones étaient chassés de la Casbah d’Alger et seules les femmes y étaient tolérées pour assouvir l’ardeur sexuelle des janissaires.
Chaque année partaient d’Alger vers la Porte Sublime( Istambul) des bateaux, les cales pleines d’or et de marchandises ainsi que des esclaves berbères sexuelles, la plus âgée ne dépassait guère les dix huit ans. C’étaient des cadeaux d’allégeance au Calife Ottoman.
Pour montrer la cruauté et la haine que nourrissaient les ottomans à l’égard des Algériens, un Bey (gouverneur) de Constantine du nom de Chaker au XVIII siècle exigea de ses subordonnés que chaque matin quand il sortait de son palais, il devait voir sur son passage au moins une vingtaine de têtes d’hommes plantés sur des piquets. On racontait qu’il entrait en transe en apercevant un tel spectacle. Il murmurait alors : "c’est tout ce qu’ils méritent".
Hussein Dey, le dernier gouverneur d’Alger, en signant la reddition déclara: "Je n’ai que faire de ces vauriens d’Algériens, qu’ils aillent au diable" avant de s’embarquer pour Gênes. Mais il n’omit pas de garantir la sécurité des biens des Ottomans auprès des nouveaux maîtres d’Alger. Drôle d’esprit pour un chef musulman… Et au lieu de combattre, il préféra s’occuper du mariage de sa fille et laisser les soldats du maréchal de Bourmont prendre Alger sans tirer un coup de feu.
Jusqu’en 1972, la Turquie refusa de reconnaître l’indépendance de l’Algérie qu’elle considérait encore comme sa province lointaine qu’elle avait vendue à la France en 1830 et pensait encore la récupérer.
Mais si vous êtes "entre musulmans (Oumma)", cher mektoubi49, tout est pour le mieux: vous partagerez une communauté de destin avec tous les communautaristes, Boko Haram en tête !