Algérie: Bouteflika ne devrait pas briguer un nouveau mandat |
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Publié le Mercredi 09 Mai 2012 à 12:24 |
Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, qui était hier à Sétif à l’occasion de l’anniversaire du 8 Mai 1945, a laissé clairement entendre qu’il ne briguerait pas un autre mandat, selon le journal El Watan. «Je m’adresse aux jeunes qui doivent prendre le témoin, car ma génération a fait son temps (il répète la phrases trois fois). Après avoir libéré le pays et participé par la suite à son édification, l’heure de la retraite a sonné pour les anciens ne pouvant plus gérer les affaires du pays. On vous transmet le témoin. Il faut prendre soin de ce bien construit sur des bases solides. Il ne faut pas le trahir. Les gens qui ont libéré le pays vous disent que nous n’avons plus les forces pour continuer. Le pays est entre vos mains, prenez-en soin.
Même si 50 ans ne représentent rien dans la vie et l’histoire d’un pays, vous devez être fiers de vos réalisations car on a fait beaucoup en matière d’éducation, de logement et de soins», a dit sur un ton solennel et émouvant le Président, qui a fait pleurer une partie de l’assistance qui avait auparavant scandé «Ouhda rabiâ (4e mandat)». «Âach men âref kadrou (honneur et vie à celui qui connaît ses limites)», a répliqué le premier magistrat du pays en guise de réponse à une partie de la salle, qui mesure la gravité du moment et des propos du Président. Celui-ci a prononcé, à l’occasion, un discours s’apparentant à un testament.
Pour les observateurs, ce discours, qui sera analysé et commenté à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, va dynamiser la vie politique. Celle-ci va s’animer davantage après les élections législatives.
En finir avec les «guerres de mémoire» avec la france :
Le président Bouteflika, évoquant le sujet de l’histoire, a développé hier un discours pour le moins diplomatique envers la France, sans doute pour donner toutes ses chances à une relance des relations entre les deux pays, maintenant que François Hollande a accédé à l’Elysée.
Le Président a, en effet, parlé de la nécessité d’avoir une «lecture objective de l’histoire», soit une lecture dépassionnée. «Seule une lecture objective de l’histoire, loin des guerres de mémoire et des enjeux conjoncturels, est à même d’aider les deux parties à transcender les séquelles du passé douloureux pour aller vers un avenir où règnent confiance, compréhension, respect mutuel et partenariat bénéfique», a-t-il déclaré.
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Commentaires
Ecrit par tania smail 20-05-2012 12:09
Ecrit par Royaliste 10-05-2012 16:24
ils sont ou les mounachideen?
Je ne pourrai le croire que quand je vais le voir
Ecrit par Ben Whirlpool 09-05-2012 20:23
Quant à la relance des relations entre la France et l'Algérie, je crois que c'est un peu tard: après 50 ans, il est temps que chacun suive sa voie, l'Algérie devrait privilégier d'autres partenaires, comme la Chine ou ses voisins arabes, et la France renégocier ou dénoncer tous les accords avec elle.
Enfin, faire une "lecture objective de l'histoire" est une nécessité pour l'avenir de chacun des deux pays: c'est en analysant son passé sans tricher, avec ses zones d'ombre et de lumière, que chacun progressera. Mais, après des dizaines d'années de stigmatisation de la France comme moyen de détourner le regard du peuple algérien de la politique intérieure, cela ne permettra pas d'établir un partenariat bénéfique.
Je propose d'inscrire celui-ci à l'ordre du jour lorsque toute la population algérienne pourra trouver un avenir dans son propre pays, sans aller le chercher chez le voisin...