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Mercredi 23 Août 2017         

La police de l’environnement tarde à voir le jour

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Publié le Lundi 13 Février 2017 à 09:46
TAP - Initialement prévue le 2 janvier 2017, la mise en œuvre effective de la police de l’environnement en Tunisie, a été reportée au mois de mars pour des raisons de logistique. Pourtant, selon le secrétaire d’État à l’Environnement, Chokri Ben Hassen, «tout a été fait, pour que ce nouveau corps de police voit le jour»....

Des sessions de formation ont été organisées au profit des agents qui intégreront ce corps,

Initialement prévue le 2 janvier 2017, la mise en œuvre effective de la police de l’environnement en Tunisie, a été reportée au mois de mars pour des raisons de logistique.

Pourtant, selon le secrétaire d’État à l’Environnement, Chokri Ben Hassen, «tout a été fait, pour que ce nouveau corps de police voit le jour».

Des sessions de formation ont été organisées au profit des agents qui intégreront ce corps, au Centre de Formation et d’Appui à la Décentralisation (CFAD). Axées sur la santé environnementale, la lutte contre la pollution et les constructions anarchiques et plusieurs autres aspects juridiques, elles ont été assurées par des experts dans ces domaines.

Du côté des citoyens, très touchés par la pollution et aussi concernés par la vocation de cette police verte que les entreprises et les institutions publiques, rien apparemment, n’a été fait pour les préparer et les sensibiliser quant à la mission de cette police et aux pratiques passibles d'amendes et même d'une peine de prison.

«J’ai hâte de les voir sillonner les rues de la capitale sur leurs motos et verbaliser les gens", s’enthousiasme Samia, une mère au foyer habitant à la Cité Intilaka, avant d'interroger, hésitante, la journaliste de l'Agence TAP, "C’est bien ça ? C’est sur des motos qu’ils vont contrôler les quartiers ? »

«Qu’on les laisse faire leur boulot et faire respecter la loi. La pollution est partout, ça devient invivable », enchaine la jeune maman, qui reconnait ne pas avoir une information claire sur le sujet.

Dans le Grand Tunis, une des villes où sera installée, prioritairement, la police de l’environnement, il n’y a aucune affiche annonçant l'entrée en service imminente, de ces brigades de l'environnement. Aucun signe de sensibilisation des habitants de la capitale, quant à la méthode de travail des brigades vertes, n'a été constaté.

La mise en place de ce corps se fera progressivement, d’après la direction des collectivités locales, dans 34 municipalités du Grand Tunis, 20 municipalités dans les chefs-lieux des gouvernorats et 20 autres municipalités à forte densité de population et à vocation touristique, soit dans un total 74 municipalités du pays.

Comment vont-ils agir avec les citoyens contrevenants ? Seront-t-ils capables de mener à bien leur mission dans un contexte de post-révolution toujours délicat et avec la prolifération inquiétante des déchets partout ? Ces questions restent sans réponses claires pour les citoyens en l’absence de campagne de sensibilisation.

Abdelhamid, épicier à la Cité El Omrane Supérieur n’a qu’une idée confuse de ce nouveau métier qui verra bientôt le jour. «Ça peut être bien comme ça peut être mal, je ne sais pas», a-t-il marmonné.

Son voisin, qui balaie devant son garage n’en a eu, lui aussi, que des échos. « J’ai entendu parler de cette police de l'environnement, mais je ne sais pas grand-chose, pourquoi vous demandez? Vous travaillez avec eux ?, s’interroge le vieil homme, qui tentait de jeter, subrepticement, l’amas d’ordures ramassées, dans le caniveau.

Craintes de voir se démocratiser la corruption

Certains qui travaillent, au sein même des municipalités, craignent de voir se démocratiser la corruption, d’autant plus que les sanctions et les amendes vont toucher presque toute les catégories sociales, d’où les risques de chantage et de harcèlement.

Ce risque de voir se répandre le fléau des pots-de-vin (rachwa) est fortement probable, dans un secteur où il y a une forte suspicion de corruption, surtout que plusieurs agents de la police municipale vont intégrer le corps de la police de l’Environnement. Selon une étude du bureau d’études et de sondage «One to One» publiée en 2016, les conseillers communaux (membres du conseil municipal chargé de régler par ses délibérations, les affaires de la commune) viennent en deuxième position, sur le podium des métiers les plus corrompus.

Lire la suite sur le site de la TAP

 

Commentaires 

 
0 #1 Bien planifier et amorce..
Ecrit par Tunisien     13-02-2017 11:04
1/Avant tout il faut bien planifier les affaires.
2/Il faut pas retarder les affaires s'il n y a pas une raison valable et logique.
3/Au début et quand on commence il faut aller progressivement selon des modules bien étudiés
sachant que l'agent est bien formé sur ces modules.
4/Disposer d'un moyen de contrôle efficace qui ne pardonne pas en cas des fautes entre l'agent et citoyen.
5/Étouffer complètement la parole MISELECH. Celui qui jette un papier il faut qu'il sache qu'il va payer.
Si à chaque fois on recule, c'est une perte d'argent qui est derrière. on se rend pas compte mais c'est vrai.
J'explique: Prenons le tourisme est t'il est valable avec la présence des ordures? et la saletés des rues?
Le citoyen Tunisien, il est d'une autre ère quand il voit et vivre dans un environnement propre.
Le temps C'est de l'argent, je le dit toujours.
Merci
 
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